Le journaliste indépendant Mehmet Koksal vient de publier Bruxelles 2009, l’autre campagne aux éditions Lulu.com. L’ouvrage illustré qui compte 184 pages revient sur la campagne électorale précédant le scrutin du 7 juin 2009 à Bruxelles.
Basé essentiellement sur les comptes-rendus de la revue en ligne Parlemento.com, le livre (revu, corrigé et augmenté) offre également des informations inédites comme notamment les « sms de campagne » ou les tracts et affiches électoraux publiés par les candidats dans la presse spécialisée à l’attention d’un électorat ethnique, linguistique ou religieux spécifique (marocain, libanais, turc, congolais, juif sioniste) présent à Bruxelles.
Au-delà de ce « regard allochtone » fort coloré et bien épicé sur les élections bruxelloises, l’auteur propose probablement l’une des « meilleures recettes de cuisine politique » pour décoder le parcours du combattant des « petites listes » (ou partis non représentés au Parlement) engagés souvent dans une bataille électorale, juridique, idéologique, régionaliste et linguistique.
Bruxelles 2009, l’autre campagne tente ainsi un premier essai pour décoder la diversité bruxelloise en campagne électorale sur base des faits et au-delà des clichés.
La publication d’un livre papier (broché et illustré) vise également à répondre à la demande d’un lectorat préférant la lecture hors ligne ou un accès plus aisé, permanent et tangible aux articles. De plus, l’initiative cherche à promouvoir l’archivage du matériel de campagne et des trajectoires politiques tout en stimulant le monde de la recherche universitaire et scientifique.
Rédigé à Bruxelles et imprimé aux Etats-Unis, le livre Bruxelles 2009, l’autre campagne est disponible en deux formats (format papier à 15,06 euros ou format électronique à 8,75 euros) et est doublement protégé par la législation sur les droits d’auteurs (belge et américaine).
[avertissement: cette brève de propagande a été rédigée par l'auteur de l'ouvrage dans le but d'informer ses lecteurs de la parution de son livre]
Berlin prépare l’inauguration du premier mémorial national dédié aux centaines de milliers de Tsiganes exterminés par le régime nazi. Ce monument, dont l’inauguration est prévue pour l’été 2009, sera situé juste en face du Reichstag (Parlement allemand) et à quelques pas de la porte de Brandebourg. Jusqu’à présent, seules des plaques commémoratives, comme à Auschwitz-Birkenau, rappelaient le génocide dont fut victime le peuple Tsigane sous le IIIe Reich.
Dès le 8 décembre 1938, le régime nazi débattait de la nécessité d’une « solution finale de la question des Tsiganes », peuple qualifié d’ »ennemi biologique » que le régime voulait anéantir au nom de la « régénération » du peuple allemand. Entre 350 000 et 500 000 Tsiganes (sur une population globale européenne de 1 million environ) furent assassinés avec la même volonté que pour les juifs : éliminer jusqu’à la possibilité de descendance, en instaurant une « solution finale » à base de rafles systématiques. Ainsi, 80 % à 90 % de la plus grande minorité d’Europe est anéantie sur les territoires du Grand Reich (Autriche, Pologne, Bohême, Pays-Bas, Belgique, France occupée…) et, globalement, plus de 50 % dans toute l’Europe. Sous le gouvernement de Vichy, dès octobre 1940, les familles tsiganes de nationalité française sont ainsi internées.
Après la guerre, les Tsiganes n’obtiennent aucune réparation pour les crimes dont ils furent l’objet sous le régime nazi. Le statut de victime raciale du Reich leur est refusé, certains ne recouvreront même jamais la nationalité allemande. Enfin, aucun Tzigane ne fut appelé à témoigner lors du procès de Nuremberg. Avec ce mémorial, les autorités espèrent que cet abominable crime nazi entrera à jamais dans la mémoire collective des Européens. Les noms des camps où les Tsiganes d’Europe furent déportés et assassinés entre 1933 et 1945 seront inscrits autour de ce monument avec la chronologie détaillée de leur extermination.
source:
http://www.fenetreeurope.com/php/page.php?section=actu&id=12987
Agos, le quotidien arménien d’Istanbul, rapporte que la communauté orthodoxe arménienne s’attend à une attitude plus « responsable » du patriarchat dans la désignation de son chef. Le journal revient sur la décision du Conseil du Patriarchat orthodoxe arménien qui prévoit que le patriarche orthodoxe Mesrob II restera « à vie » dans sa fonction et « qu’il n’est donc pas nécessaire d’organiser de nouvelles élections pour désigner un nouveau patriarche« . L’annonce de la nouvelle a provoqué des protestations verbales au sein de la population arménienne du pays.
Points Critiques, le mensuel de l’Union des progressistes juifs de Belgique, annonce dans son numéro 292 de janvier 2009 le décès de Léon Griner le 26/11/2008. Voici le portrait de ce pionnier de l’antiracisme belge relaté par la revue des progressistes juifs :
Né à Charleroi où il participe à la création de la section locale de l’USJJ (Union sportive des jeunes Juifs). Il milite ensuite au Parti communiste qu’il quitte quelques mois après le rapport Krouchtchev. Installé à Bruxelles, Léon Griner participe à la création du CCSJ (Cercle culturel et sportif juif – ancêtre du CCLJ) dont il sera membre du comité jusqu’en 1964. En 1960, le comité du CCSJ le désigne pour constituer la rédaction de la page belge de Droit et Liberté, organe mensuel du MRAP-France (Mouvement contre le Racisme, l’Antisémitisme et pour la Paix) que le CCSJ diffuse en Belgique avant que Regards ne paraisse. En 1964, Léon Griner fonde « Les amis de Droit et Liberté ». En 1965, il est secrétaire du Comité belge contre la prescription des crimes nazis. Il participe également à la fondation du MRAP-Belgique dont il sera le premier président. Après les journées nationales de lutte contre le racisme, en mars 1966, le sigle MRAP sera changé en MRAX. En 1967, Léon Griner participe à la création du « Comité d’Initiative pour la Paix au Moyen-Orient ». Après avoir quitté la revue Regards, il rejoindra l’UPJB et participera au lancement de Points Critiques, alors revue trimestrielle, dont il sera membre de la rédaction de 1979 à 1986. Léon Griner fut ensuite pendant plusieurs années bénévole à la bibliothèque de l’Institut du judaïsme de l’ULB.
